38ème congrès du PCF

Le rassemblement se construit dans le débat, le travail et l’action

mercredi 17 octobre

Le 38ème Congrès du PCF sera bien un congrès extraordinaire. Après plusieurs semaines de débats, plus de 30 000 adhérents du PCF ont voté pour choisir leur base commune de discussion. À l’issue de ce vote, le texte « pour un Manifeste pour un Parti communiste du XXIe siècle » devient, conformément à nos statuts, la base commune de tous les communistes. Contrairement à ce que tentent de véhiculer les médias et autres, les communistes ont choisi un cap pour le Congrès : celui du refus de l’effacement du parti communiste et de ses idées, celui d’une réorientation politique du PCF, pour ne plus opposer le rassemblement nécessaire à la promotion des idées et propositions communistes, et permettre l’intervention populaire, sociale et politique, le cap d’une nouvelle ambition communiste.

La base commune à toutes et tous, « Le Manifeste », est le fruit d’un premier travail de rassemblement de nombreux communistes riches de leur diversité d’expérience, de responsabilité et de sensibilité. Il s’agit maintenant de poursuivre et d’amplifier cette démarche avec le plus grand nombre de communistes pour sortir de notre congrès unis et mobilisés. Nous restons fidèles à notre démarche : le rassemblement que nous voulons n’est pas un collage d’options ; il ne peut se construire que dans le débat et le travail collectif, fraternel et serein. Dans les sections et les fédérations, nous appelons donc les communistes à s’emparer du texte de base commune, à en débattre les orientations, à en affiner les analyses, à l’enrichir, pour qu’il devienne véritablement le « Manifeste du Parti communiste du XXIe siècle » dont nous avons besoin.

Ce travail est d’autant plus nécessaire que nous sommes engagés, aux côtés de Ian Brossat, dans la campagne des européennes. Sans nier les débats qui traversent notre parti, le Manifeste affirme notre projet pour une autre construction européenne, de coopération en Europe et dans le monde. Il propose, contre l’austérité, la souffrance sociale, et le désastre écologique, de mener des batailles rassembleuses portant la colère populaire et les aspirations progressistes pour mobiliser l’argent, la monnaie au service de l’emploi, des services publics et de la protection sociale, avec une réorientation de la BCE, contre la concurrence destructrice, pour des traités de coopération solidaire et pour une démilitarisation de l’Europe. Les débats de congrès doivent permettre aux communistes de s’emparer de ces propositions, de les enrichir, de les décliner localement, et d’entrer ensemble en campagne. Clarté des débats, travail collectif et action commune : c’est ainsi que nous pourrons reconstruire un parti efficace et utile.

C’est sur la base de ce travail commun que les communistes pourront décider d’une équipe de direction avec un ou une secrétaire national.e pour mettre en œuvre au mieux les nouvelles orientations définies par le congrès : une direction renouvelée, collective, opérationnelle en lien direct avec les fédérations pour redonner de la force au PCF et amplifier son efficacité.

D’ici-là, le conseil national, l’exécutif national et le secrétaire national du parti sont les responsables et les garants du bon déroulement de ce processus démocratique. Les communistes seront, à raison, très attentifs à ce bon déroulement. Il serait logique, entre autres, que les commissions qui préparent le congrès soient revues et adaptées à la situation nouvelle.

Initiateurs et soutiens du texte qui a été choisi comme base commune, nous mettons et mettrons toute notre énergie à amplifier le rassemblement des communistes autour de choix clairs, ambitieux et partagés pour que notre parti soit rassemblé, uni et efficace.